Un peu d’Histoire
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel. Anna Atkins, botaniste britannique, née le 16 mars 1799 à Tonbridge dans le Kent et morte le 9 juin 1871, a utilisé cette technique pour créer un magnifique herbier d’algue en 1843 : Photographs of British Algae : Cyanotype Impressions. C’est le premier ouvrage publié, à utiliser des photogrammes réalisés par cyanotype. Anna Atkins est une pionnière et inspire encore aujourd’hui beaucoup d’artistes.
Comment faire de la cyanotype ?
Le procédé utilise deux produits chimiques : Le Citrate d’ammonium ferrique et le Ferricyanure de potassium. Une fois mélangés on obtient une émulsion photosensible. On applique ce mélange sur une surface, à l’abri des UV et on laisse sécher. Une fois sec, il présente une couleur jaune tirant sur le vert. Les cyanotypes peuvent être réalisés sur tout support capable d’être rendu photosensible par cette préparation. Le papier à dessin épais est le médium le plus courant, mais du tissu ou une surface non poreuse recouverte de gélatine peuvent être utilisés. L’étape suivante consiste à exposer la surface au soleil en y posant des objets ou des plantes. Les surfaces exposées aux rayons du soleil vont devenir bleues, les autres vont garder la couleur du support. Ce sont des photogrammes. Enfin, on rince le support avec de l’eau. C’est à cette étape que le beau bleu ainsi que les formes apparaissent. L’intensité du changement de couleur dépend de la quantité de rayons UV, avec les rayons du soleil d’été on peut obtenir des résultats des 5mn. Ne reste plus qu’à faire sécher !
Recette
SOLUTION A Solution à 20 % de citrate d’ammonium ferrique 20 grammes de citrate d’ammonium ferrique pour 100ml d’eau déminéralisée SOLUTION B Solution à 8 % (masse sur volume) de ferricyanure de potassium 8 grammes de ferricyanure de potassium pour 100ml d’eau déminéralisée
Fabriquer l’Émulsion Cyanotype
Mélanger la solution A et la solution B à parts égales. Important, une fois mélangés le citrate d’ammonium ferrique et ferricyanure de potassium créent une émulsion photosensible, c’est à dire qui réagit à la lumière. Il faut donc pour cette étape être dans un endroit à l’abri de la lumière du jour, des ultraviolets et de la plupart des lampes néon.
Attention !
Le cyanotype n’aime pas les supports basiques. Il préfère l’acidité. On peut donc faire des rinçages avec de l’eau et de l’acide citrique ou vinaigre blanc.
Papiers
Préférer des papiers épais, type aquarelle. Si vous souhaitez aller plus loin, et faire de vraies œuvres qui devront se conserver dans le temps, privilégiez les papiers 100% coton. Ceux-ci se conservent bien mieux que les papiers à base de cellulose (de bois). Néanmoins ils sont aussi souvent plus compliqués à trouver, et bien moins abordables.
Tissus
Vous pouvez préparer le tissu en le lavant puis en le rinçant avec de l’eau et du vinaigre blanc. Entretien du tissu : Ne pas laver avec de la lessive chimique, ni du savon type savon de Marseille, le cyanotype risque de virer au sépia. On peut utiliser du savon surgras puis faire un rinçage à l’eau vinaigrée.
Cyanotype danger
Malgré les risques très réduits, la fabrication de Cyanotype nécessite quelques précautions pas toujours bien mentionnées sur les kits grand public : La création de Cyanotype utilise et crée des produits peu toxiques pour l’homme mais pouvant être irritants. Évitez tout contact avec la peau ou les yeux, toute inhalation, ou toute ingestion. L’utilisation de gants et de lunettes de protection est conseillée. Conservez ces produits hors de portée des enfants. Le ferricyanure de potassium utilisé peut être nocif pour les organismes aquatiques. Il ne doit pas être rejeté dans l’évier ou dans la nature. De plus, ce dernier ne doit jamais être mis en contact d’acides puissants.
Cyanotype prix
Les objets que je crée sont le résultat d’un travail minutieux, créatif et passionné, mais également d’un savoir faire, celui du cyanotype et celui de la couture et de l’encadrement. Ce sont tous des pièces uniques, issus d’un long processus créatif. Avec chaque création j’ai une relation particulière et c’est à chaque fois une petite aventure. Je vous raconte en quelques mots les étapes. Il y a tout d’abord la quête essentielle des précieux végétaux qui seront l’âme des images. Les yeux grands ouverts, je me promène afin de trouver les plantes dont les formes vont résonner en moi. Puis je les cueille délicatement et je les presse afin de les conserver. Dans la nature, je vais également trouver les branches qui tiendront les kakemonos. Elles sont, elles aussi, toutes choisies avec soin. Sachez qu’il n’est pas facile de trouver des branches droites dans la petite forêt qui entoure mon atelier. Je travaille également avec des radiologies, car cela m’intéresse de montrer le dedans du corps, invisible, sur une étoffe qui est de l’ordre de l’enveloppe protectrice. Un jeu de dedans dehors, du caché mis en lumière. Une fois les motifs, esprits des images trouvés, je dois m’occuper du support. Je choisis des étoffes avec soin, de préférence de vieilles étoffes épaisses et un peu irrégulières. Concernant le papier, je travaille sur du papier épais, aquarel pour sa belle tenue. Puis vient tout le processus à proprement parler du cyanotype. Mettre l’émulsion, composer les images, les exposer aux UV, les rincer, les sécher, les aplatir. Et enfin, il y a les étapes de l’encadrement, de peinture ou bien celle de la couture pour les coussins et les kakemonos. Mon travail est à l’opposé d’une production industrielle. En acquérant un de mes cyanotypes vous aurez un objet précieux et unique.

